Citations

Mardi 4 novembre 2008
Ceux qui arrivent. Ceux qui partent. Ceux qui restent. Ceux qui attendent. Ceux qui espèrent. Ceux qui observent. Ceux qui rient, qui pleurent...
On ne compte pas tout les visages, recouverts d'une fine pellicule de sentiment, d'un voile translucide qui laisse apparaître les émotions.
Je reste en émoi devant ceux qui osent, qui parviennent à communiquer de cette manière, se livrant, droit dans l'âme, et qui laissent couler leurs larmes trop longtemps gardées, secretement divulguées...
Tombent alors les masques, quand les regards peuvent enfin cesser de se fuire, et qui cherchent maintenant à pénetrer dans l'Autre au détour d'un sourire.
Faire signe, prendre conscience du moindre geste, restreindre timidement son souffle, apaiser ses membres vibrants, les yeux détournés, comme pour sentir que tout est calme, alors que, bouillant à l'intérieur, son coeur s'affole.
Ceux qui s'enfuient ou qui chuchotent, ceux qui paniquent, pour le moindre bruit; Parmis eux, reste en suspend la sphère étouffée...
Une petite flamme, qui de loin les consume ne sait pas mentir, qui reste alors discrète attend, attend, s'ennuie du moment ou elle se répendera sur les deux êtres amoureux.

Par Laura Grewling
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Mardi 4 novembre 2008
"D'où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse?
On dirait que l'air, l'air invisible est plein d'inconnaissables Puissances, dont nous subissons les voisinages mystérieux. Je m'éveille plein de gaîté, avec des envies de chanter dans la gorge.
-Pourquoi?- Je descend le long de l'eau; et soudain après une courte promenade, je rentre désolé, comme si quelque malheur m'attendai chez moi.
-Pourquoi?- Est-ce un frisson de froid qui, frôlant ma peau a ébranlé mes nerfs et assombri mon âme?
Est-ce la forme des nuages, ou la couleur du jour, la couleur des choses, si variable, qui passant par mes yeux, a troublé ma pensée? Sait-on?
Tout ce qui nous entoure, tout ce que nous voyons sans le regarder, tout ce que nous frôlons sans le connaitre, tout ce que nous touchons sans le palper, tout ce que nous rencontrons sans le distinguer, a sur nous, sur nos organes et, par eux, sur nos idées, sur notre coeur lui-même, des effets rapides, suprenants et inexplicables?"

Le Horla, Maupassant, 1887
Par Laura Grewling
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